17 janvier 2022

C’est quoi ton signe astro ?

Écrit par Ségolène Montcel

Le temps d’un expresso

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Ils sont partout. Chez le boulanger, l’agent immobilier, dans nos magazines, nos journaux d’informations, sur Insta, sur YouTube, et même parfois au cinéma. Les horoscopes ont envahi nos vies et l’astrologie avec. Alors on accuse son signe pour son mauvais caractère, on se marre en cherchant la compatibilité avec notre nouveau crush ou on s’agace de ne rien comprendre à la phrase « Mercure rétrograde ». Pas de doute : le langage astro s’est infiltré dans nos quotidiens. Rien d’étonnant alors à ce que l’appli Co – Star, service de réseautage social astrologique  connaisse un succès croissant depuis sa création en 2017.  Qu’on y croit ou pas, l’astrologie permet de mettre un mot sur du vécu, ce discours a même un nom : c’est de l’astro-philo et nous en avons discuté avec la créatrice de l’hilarant compte Instagram @Astrotruc, Maheva. Je vais être très honnête, l’interview ne s’est pas du tout déroulée comme je l’avais imaginée. En allumant ma caméra Zoom ce jour-là je m’attendais à entendre le discours de quelqu’un qui défend l’astrologie bec et ongles et le pourquoi du comment elle y croit, mais tout ne s’est pas exactement passé comme prévu. Pour en savoir plus, toutes les réponses de Maheva sont à quelques coups de pouce ou de souris plus bas. Pour les plus flemmards d’entre vous (bonnes résolutions what?), ce que j’ai retenu de notre échange, c’est que l’être humain a toujours cherché à échanger, à communiquer et à se comprendre. L’astrologie est un outil comme un autre pour raconter des histoires et se raconter soi. Alors plutôt team Père Castor ou alignement des étoiles ?

 

Avant de laisser la place à Maheva, écoutons Maud, 26 ans, sagittaire, qui se définit elle-même comme cartésienne et pourtant, passionnée d’astro. 

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Maheva Stephan Bugni, créatrice d’@Astrotruc : « Se lever à 5h du mat, faire du yoga et des rituels dans la forêt, ce n’est pas moi »

Qu’est-ce qui t’as poussé à t’intéresser à l’astrologie ?

Je ne m’y suis pas intéressée directement. En fait, je l’ai retrouvée très régulièrement en faisant des études de sciences humaines, où on étudie beaucoup d’Histoire de l’Art. J’ai aussi fait de la philo, on s’intéressait à la fantaisie, à la mythologie, à la science-fiction. Tu es vite confronté.e aux grands mythes fondateurs qui sont quand même la base de l’astrologie. Parce que moi je parle d’astrologie mais je ne fais pas vraiment d’astrologie. Et puis quand j’étais plus jeune, j’étais passionnée par le rayon ésotérique de la bibliothèque, car oui, petits, nous avons vécu sans internet. C’était un endroit un peu mystérieux, peu fréquenté, mais j’ai eu une fascination enfantine pour la narration de ce qui est caché

 

 

Quelle est ta vision de l’astrologie ? Qu’est-ce que ça veut dire pour toi ? 

Pour moi, c’est avant tout un média qui va me permettre de raconter des histoires. Donc je n’ai pas de vision globale sur le sujet, j’ai appelé mon compte “Astrotruc” parce que ce que je fais est très hybride. Moi, je suis pas astrologue. On me le demande souvent en interview mais moi je ne lis pas d’horoscopes, je n’ai pas Co-star. En fait, je ne crois pas à l’astrologie. C’est un langage que j’utilise à des fins narratives, comme je pourrais utiliser le langage sociologique, philosophique… On essaie tous de raconter quelque chose, mais qu’est-ce qu’on utilise comme langage pour raconter son histoire ? Je ne suis pas consommatrice d’astrologie, je sais que c’est paradoxal. Je ne vais pas cracher dans la soupe, mais je ne suis pas quelqu’un qui vit l’astrologie au quotidien. Je ne crois pas que les planètes influencent notre destin, si tant est qu’il y ait un destin. (Rires) 

 

 
 
 
 
 
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Est-ce que tu qualifierais l’astrologie de sorcellerie moderne ? 

Qu’est-ce que la sorcellerie ? Je vois des personnes qui font des rituels, des choses paganistes, athées, des choses pas du tout liées au monde judéo-chrétien, en fait mais moi c’est pas du tout ça. L’astrologie parle de la mythologie grecque, rien à voir. On est loin des trucs celtiques et paganistes. Il y a un peu ce moule pour les néophytes dans lequel on met l’astrologie avec la sorcellerie et d’autres pratiques qui sont reliées au spirituel mais pas au religieux. Mais la spiritualité peut être complètement évacuée de l’astrologie. Je fais de l’astro-philo. J’ai enlevé le logie parce que ce n’est pas de la science, c’est du discours. J’adore ce langage parce que je le trouve extrêmement riche et donc selon moi, il n’y a pas de besoin de prédiction. C’est du discours, c’est comme une science humaine qui raconte la vie. Mais effectivement c’est un grand gloubi boulga parce qu’il y a de l’argent à la clé. Ils veulent que tu mettes tout ça parce que ça fait vendre. Il y a tellement d’argent en fait, ça brasse tellement de thunes. Moi j’ai déjà eu des propals : « Tu veux pas faire les prédictions pour 2022 ? » Mais je ne fais pas de prédiction en fait, je ne crois pas à ça. Je ne dis pas aux gens ce qui va se passer ou ce qui ne va pas se passer, je trouve ça dangereux. Je veux pas mettre des trucs dans la tête des gens, je ne vais pas te dire ce que tu feras en 2022 parce que Saturne rentre en Capricorne. Pour moi c’est du pur symbolisme.

 

 

Si on ne se retrouve pas dans son signe, est-ce que c’est grave ? 

C’est normal de parfois ne pas s’y retrouver. Les signes sont des biais de confirmation, soit notre tendance à sélectionner uniquement les informations qui confirment des croyances ou des idées préexistantes. C’est un poids en fait. Mais c’est la même chose avec les biais de confirmation familiaux aussi. Par exemple, si on t’élève en te disant que t’as un sale caractère, en te disant que t’es nul.le en maths, tu vas y croire. Le problème c’est que la caricature raconte des choses, mais il ne faut pas qu’elle enferme. Parce que le signe est un accident, ça ne correspond à rien. Le fait de ne pas se retrouver dans son signe, ça veut dire aussi quelque chose de soi. On ne peut pas résumer l’humanité à douze archétypes, c’est complètement délirant quand on y réfléchit. Le biais de confirmation n’est pas dangereux qu’en astro, il est dangereux dans tous les domaines. En psycho, en socio : par exemple t’es né dans telle classe sociale alors t’es voué à ça. En fait, on passe notre vie à dépasser les biais de confirmation. Si ton travail c’est de dépasser le cliché de ton signe, c’est bien aussi. En fait, on est tellement de choses, tellement de réalités, tellement de déterminismes. Il ne faut jamais se laisser aliéner, que ce soit par le discours astro ou autre, c’est très dangereux. C’est comme quand tu vas voir un humoriste qui rigole sur les profs, moi ça m’arrive de rire mais le sketch est hyper cliché. Quelques fois on est clichés quoi. On est le cliché des autres. Parce qu’en fait tu regardes ton signe, mais tu regardes aussi celui des autres. On se retrouve dans tout. On fait des liens. Ce que je trouve dangereux, c’est quand on essaie de te vendre des trucs, quand on essaie de te dire ce que tu dois être ou ce que tu dois faire. Ce qui n’est pas mon cas, moi je ne suis pas développement personnel. Je te dis juste qu’on va rigoler parce que parfois on est un peu cons et que c’est drôle d’en rire. C’est vrai qu’utiliser la caricature dans ce sens là c’est comme faire de l’humour sur scène en parlant des profs, des flics, des meufs… C’est pas toujours très fin mais ça fait rire.

 

Le ton que tu utilises c’est donc du second degré ? Est-ce que c’est aussi une satire des comptes de développement personnel ? 

Mon ADN moi c’est l’humour, l’humour un peu désespéré. (Rires) Je sais ce que c’est la dépression, et souvent les gens qui vivent ça sont ceux qui font le plus d’humour, c’est un peu comme une bouée de sauvetage. Mais derrière il y a toujours un peu de mélancolie. Mon post sur le deuil a bien marché et été fort parce que le lectorat est comme ça : on fait les malins mais en fait on est un peu en carton. La satire de ce monde là est importante. La positivité toxique est aussi un truc qui me soûle, les réseaux où on te demande d’être heureux. Se lever à 5h de mat, faire du yoga et des rituels dans la forêt ce n’est pas moi. Mais s’il y a des gens à qui ça fait du bien, go for it! 

 

 
 
 
 
 
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Vis à vis du post sur le deuil dont on parlait plus tôt, comment pour toi le langage astro permet d’aller mieux au quotidien, d’aider à guérir un deuil ?

Je veux surtout pas justement qu’on croit que ça puisse guérir quoique ce soit. J’ai fait très attention dans le livre au mot guérir, aller mieux. La démarche n’est pas là dedans. J’ai fait un post sur le deuil, la démarche c’était d’ouvrir la discussion en fait. Ça met des mots. À la dédicace beaucoup de gens m’en ont parlé, ils m’ont parlé de leur deuil, de ce qu’ils avaient traversé. Comme c’est un sujet tabou, ça crée du lien en fait tout simplement. En utilisant des images, tu te relies aux autres parce que ces images te parlent. Ça guérit rien, ça guérit pas ton deuil, ça guérit pas ta peine. Mais la seule vertu que ça peut avoir, c’est que tu discutes en fait. Moi j’ai trouvé ça génial, ça m’a étonnée, le nombre de gens qui m’ont dit : “ton post m’a fait du bien sur le coup.” Mais c’était pas le bien de soigner, c’était le bien parce qu’on en parle alors que d’habitude non. 

 

 
 
 
 
 
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Concrètement, quel est l’intérêt des images astro ? 

Dans ma famille, par exemple, on est très bridés et pudiques. Quand on te parle de Saturne, qu’on t’explique son histoire et que tu te dis “Ah putain ça symbolise cette difficulté, les auto-limitations qu’on se met dans la famille”. Voilà, ça peut être des sujets très lourds comme ça ou ça peut être qu’on parle de ta lune qui est la chouineuse en chef de ton caractère et qui fait que quand tu te chouines c’est ta lune qui s’exprime : comment elle s’exprime alors cette lune, cette sensibilité que tu caches ou que tu montres. Et tout ça encore une fois t’as pas forcément besoin du thème, tu peux juste en parler. Je pense que c’est juste une façon de parler de soi de façon marrante : “Qu’est ce que c’est ma lune qui chouine et qu’est ce qu’elle me raconte ?” C’est tellement pratique, parce que quand tu dis la lune t’as pas besoin de dire tristesse, mélancolie, blues… Ça fait un petit package, c’est une image mentale en fait. Si tu peux utiliser des caricatures quelques fois pour réfléchir ou des grands archétypes ça te met toujours à distance. Parler par image, c’est ce qu’on fait avec les contes pour les enfants. Quand on leur parle du Petit Chaperon Rouge, on leur dit pas le loup c’est le mec qui va essayer de t’envoler et de te violer, on leur dit pas ça aux enfants. Ils ont bien compris que le loup c’était pas cool. Mais t’as pas besoin de passer par l’explicitation, c’est une métaphore. On n’est pas obligés de le faire, on peut le faire une fois, régulièrement, on peut s’en foutre, on peut trouver ça con. C’est une récréation, que tu peux t’autoriser. Tu te transformes pas forcément en Merlin l’Enchanteur. Tu te mets pas forcément à croire que Saturne va te dicter ton destin, il faut arrêter. C’est cette nuance là que je veux faire comprendre, je ne fais que l’utiliser ce langage, je ne le vends pas comme un absolu. 

 

Qu’est-ce que l’appétence pour l’astrologie dit de nos sociétés et de nos générations ? Est-ce que c’est une perte de lien religieux ? 

C’est une question que l’on me pose tout le temps. Et à laquelle je réponds tout le temps qu’en fait les grandes questions existentielles ont toujours existé. Il n’y a jamais un moment où l’humanité ne s’est pas posé de questions. On ne se pose pas plus de questions qu’au Moyen-Âge. Moi je n’ai pas de stats sur le religieux, je suis pas sûre qu’on soit obligés d’associer le symbolique toujours au religieux. Il y a des gens athées qui utilisent le langage symbolique aussi. Je ne pense pas que ce soit une perte de repère qui explique le fait que les gens aiment l’astrologie, c’est un gros raccourci. Je pense que les gens ont envie de narration. Tout le monde a Netflix, tout le monde a Amazon. On regarde énormément de films, on est énormément consommateurs de narration. Donc le fait que l’on passe par la narration comme récréation c’est un peu le but en fait. On a envie de se raconter en fait, parce que c’est la façon de faire depuis qu’on fait de la narration. Il ne faut juste pas se raconter en s’essentialisant. Dans le religieux on se raconte en se donnant des certitudes. On se définit : on dit je crois en ci, je crois en ça. Ce qui n’est pas le cas de l’astrologie. Je ne pense pas qu’il y ait plus ou moins d’engouement, je pense que c’est juste qu’avec la vitesse de la communication on voit juste ce que les gens se racontent. Je ne pense pas qu’il y ait de mal de siècle qu’il faille soigner à coup de meme astro (Rires) Je suis pas sûre que ce soit la solution, je pense que c’est juste de l’entertainment et de la rigolade et du contenu comme il y en a énormément.. Je pense que les gens qui vivaient au temps de la peste bubonique avaient beaucoup plus de perte de sens que nous aujourd’hui. Ou pendant la Révolution française, pendant les énormes chamboulements qu’il y a eu dans la société pendant les deux guerres mondiales. Il y a peut-être moins de certitude, effectivement, mais il ne faut pas exagérer. On n’est pas dans une déliquescence totale du sens.

 

Est-ce qu’il y a un profil type de personnes qui suivent ton compte ? 

Il y a beaucoup de femmes. Plutôt la trentaine. Un peu sarcastiques. C’est beaucoup ça les gens avec qui j’interagis, je pense qu’il y a d’autres types de gens mais en tout cas ceux avec qui je communique beaucoup comprennent mon humour. On a à peu près les mêmes références, le même rapport au “truc” quoi, pas du tout ésotérique. Il y a beaucoup de gens qui sont là pour l’humour ou la discussion. À chaque fois que j’ai fait un post sur la maternité, le deuil, la dépression, j’ai eu énormément de réponses. De gens qui sont déjà adultes, jeunes adultes, à qui ça fait écho. Ça occasionne des belles discussions en tout cas. Les autres inscrits sont peut-être plus des consommateurs de mèmes ou plus attirés par le côté astro. En tout cas, je ne vais pas leur faire un bullshit sur ce qu’ils vont devenir, ce qu’ils sont ou ce qu’ils devraient être. La base des gens qui restent ce sont des gens qui comprennent et adhèrent, je pense, j’espère (rires). 

 

Pourquoi as-tu voulu relier la culture du mème et l’astro ? 

Oh ça ne vient pas de moi, pas du tout. Je regardais des mèmes anglo-saxons à l’époque en 2018. Moi je n’ai rien inventé. Ça me faisait mourir de rire et du coup j’ai cherché des trucs en français, alors est-ce que j’ai bien cherché, je ne sais pas, mais je n’ai pas trouvé. Du coup je me suis dit que j’allais le faire, donc ça a commencé en totale inspiration avec ce qui était déjà existant depuis longtemps chez les anglo-saxons, les américains surtout qui ont inventé le game. Moi j’ai juste trouvé la niche en France. Parce qu’il y avait un besoin je pense de rigolade et de rigolade à travers des archétypes. Donc ça a commencé comme ça en fait.  J’avais ce besoin de rigoler à une époque où ça n’allait pas super. Après je connaissais le monde de l’astro donc c’était des choses qui me faisaient rire déjà, c’était un peu irrévérencieux envers l’astrologie, je trouvais ça assez cool et disruptif envers les gens, envers nous-mêmes. Moi j’adore le fait qu’on s’en mette plein la tronche ça me fait rire. Y’a plein de gens qui me disent “je crois pas à l’astro mais quand je vais sur ta page je rigole trop”. 

 

Tu gères le podcast de Nouvelles Écoutes qui parle des signes astro des stars comme Eddy de Pretto, Yelle ou Louane. À ton avis, pourquoi a-t-on ce besoin de s’identifier à des personnes célèbres / fictives qui ont le même signe que nous ? 

Quand j’écris un post et que je parle de moi, je parle de moi et quelques fois ça fait écho chez les autres. Les artistes ont cette force là, tout leur boulot c’est ça en fait, c’est de parler d’eux et à travers eux de te parler de toi. Quand Yseult, elle parle d’elle, qu’elle raconte ses difficultés, elle parle à plein d’autres gens. Moi j’ai utilisé leur thème astral comme support pour discuter. Et ce qu’ils racontent, ce n’est pas leur signe astro, ce sont les liens qu’on crée en discutant qui narrent des choses aux gens. Quand Nili Hadida me dit qu’elle est insomniaque, qu’elle écoute des séries sans regarder l’écran pour s’endormir, des séries qu’elle connait par coeur, moi je fais exactement la même chose donc ça m’a fait halluciner. Elle m’a raconté qu’elle écoutait Sex and the city juste en audio et moi je fais la même chose avec New York Unité Spéciale et je pensais vraiment que c’était une manie que personne d’autre avait. Donc forcément tu tisses du lien quand tu parles aux gens, tu parles de choses un peu profondes. Il y a plein de rencontres qui ont été super émouvantes. Julien Doré c’était la première et il y a eu des moments où on a eu la gorge serrée. Parce qu’en me parlant il me renvoie des trucs et ça t’émeut tout simplement, ce n’est pas l’astro qui est émouvante, c’est ce que ça fait dire aux gens. Avec la personne en face on n’a pas du tout la même expérience du monde, on ne vit pas du tout les mêmes choses mais en utilisant les contes on se raconte. Et il y a des moments très forts, parce qu’on est des humains et qu’on a besoin de se parler en fait. Et les gens c’est ce qu’ils recherchent dans les chansons, les livres ou les films… Quand tu vas écouter un artiste, tu vas écouter une chanson pour qu’elle te fasse pleurer. Tu vas écouter la chanson, tu sais que tu vas pleurer, tu sais pourquoi t’y vas (Rires). Oui on a envie de les faire parler, parce qu’ils nous intriguent ces gens là, c’est un peu leur boulot de nous émouvoir, de nous remuer. 

 

Quel avenir pour Astrotruc ? Qu’est ce que tu vois après le livre, avec le compte ? 

C’est très difficile de naviguer dans ce monde là, je n’ai pas envie que ça dure toute la vie.. Dans le livre, j’ai raconté ce que j’avais envie de raconter. Après, il y aura peut-être d’autres choses sous d’autres formes, mais l’avenir est plus dans l’écriture de ce que je fais à la base, science-fiction ou fantaisie. Mais ce qui est lié à l’astro-philo au final, je vais l’utiliser pour créer de la narration. À un moment donné il va falloir que ça s’arrête c’est sûr et certain, tu ne peux pas étirer le truc à l’infini. Là je ne pense pas que ce soit le moment, j’ai encore des choses à dire mais je pense que ça s’arrêtera quand j’aurais plus rien à dire en fait. Je pense toujours que les choses marchent quand t’as vraiment quelque chose à raconter. Une fois que t’as plus rien à raconter les gens le voient, ça marche plus parce que c’est creux. Ce jour-là, il faudra que je m’arrête.

 

Son livre : Astrotruc, publié chez les Éditions Marabout, disponible en librairie et partout en ligne.

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Écrit par

Ségolène Montcel

Photos par

Astrid di Crollalanza

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