18 mars 2021

Tribune 

À notre génération

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Écrit par Ségolène Montcel

  Le temps d’un expresso

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Nous Fomo est né de l’envie d’imaginer un média qui nous ressemble, à nous et à notre génération. Un espace où l’on se retrouve, où l’on s’apaise, où l’on renoue avec le plaisir d’être ensemble. Nous “les fomos”, celles et ceux qui ont la trouille de l’avenir mais qui vivent à 300 à l’heure. Cette Tribune, elle est pour toi, pour nous.

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“ Nous sommes la génération des héritier.e.s de combats

À défaut de nous permettre de vivre, 2020 aura marqué nos vies. Et ce, au fer rouge, à coup de

N’oublie jamais que rien n’est prévisible, car tout ce que tu connais, désormais, peut voler en éclat”. 


Nous sommes la génération des héritier.e.s de combats
. Que ce soit celui du sexisme, du racisme ou de l’homophobie, tous se pensent désormais dans l’intersectionnalité. Une génération qui a aussi hérité d’un lourd fardeau écologique, d’une culpabilité en intraveineuse, autant biberonnée au réchauffement climatique qu’à la reproduction des anciens modèles de réussite. Mais aujourd’hui, c’est un fait, les étudiants sont en détresse, la planète est en danger, les plans de carrière ne font plus rêver, demain est incertain et la solitude se fait de plus en plus ressentir à l’aune de l’hyperconnectivité.

Alors dans le monde de tous les possibles, aujourd’hui on en vient à se demander si tout n’est pas à remettre en doute. René Descartes disait du doute : comme nous avons été enfants […] et que nous avons jugé tantôt bien et tantôt mal des choses qui se sont présentées à nos sens lorsque nous n’avions pas encore l’usage entier de notre raison, plusieurs jugements ainsi précipités nous empêchent de parvenir à la connaissance de la vérité. Ces préceptes datent du XVIIe mais se révèlent résolument d’actualité à l’heure où les préjugés et la précipitation nous empêchent plus que jamais de bien juger, et surtout de bien nous informer. Grands médias, chaînes d’information en continu, narcissisme des réseaux sociaux et fake news en sont les principaux transmetteurs

Alors qu’est-ce que l’on fait ? Eh bien on lit et on agit. On se dit aussi qu’on mérite mieux, on décide de s’informer autrement. On fait l’usage de notre raison, on lutte contre la paresse intellectuelle, on reprend le pouvoir de nos idées. Mais par-dessus tout, on garde l’espoir. Car finalement, et c’est ce qu’il y a de réjouissant dans cette histoire, nous sommes aussi une génération de résilients, celle qui survit, qui s’indigne et qui innove, celle que tout attend. Celle qui déconstruit et qui reconstruit.

Il faut croire à la possibilité de faire changer les choses

soutient l’économiste Julia Cagé.

En 2021, l’économie peut être mise à l’arrêt, le clitoris existe, les marques malhonnêtes disent adieu à l’impunité, Jean-Pierre Pernaut s’est retiré, la sueur du métro et la bise nous manquent plus que jamais, les faux livres se vendent mieux que les vrais : tout est possible, puisqu’on vous le dit.
Prenons le temps de le réinventer.  

 

 

Écrit par

Ségolène Montcel

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